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Audience MASuite à l’adresse du mémorandum des mouvements paysans pour la réforme du secteur Agricole, une délégation de la CNOP, composée de son Président, du Président de l’APROFA (Association pour la Promotion des Filières Agricoles), du Secrétaire général de la FENALAIT (Fédération Nationale des Producteurs de Lait, du représentant de la FEBEVIM (Fédération de Bétails viande du Mali), du Coordinateur technique, du Conseiller technique et du Chargé de communication ; a été reçue ce jeudi 15 octobre 2020 par le nouveau ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, M. Mahmoud Ould MOHAMED.

Après avoir souhaité la bienvenue à la délégation, le ministre, accompagné du secrétaire général, Lassine DEMBELE, de la conseillère Juridique, Mme Mariam SENOU et du chargé mission, Salif F. SISSOKO, a étalé son parcours professionnel dans le monde des ONG pour avoir été directeur pays de OXFAM au Mali, en RDC, au Ghana, au Burkina Faso, gestionnaire de programmes sous régionaux sur le pastoralisme, entre autres.

Celui qui a passé une trentaine d’années dans le développement, a brossé sa vision de la gestion du secteur agro sylvo pastoral malien. Une vision essentiellement axée sur la bonne gouvernance du secteur avec un accompagnement de la profession agricole. 

Dans son adresse, le président de la CNOP a non seulement félicité le nouveau ministre pour son brillant parcours et sa nomination au poste du ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche, mais aussi s’est réjoui de la fusion des départements du secteur agro sylvo pastoral en un seul avant de procéder à une brève présentation de la CNOP. Poursuivant son intervention, le président de la CNOP, au nom des organisations paysannes, a déploré la non mise en œuvre cohérente de la Loi d’Orientation Agricole (LOA) qui est le seul cadre légal et d’inclusion de la profession agricole. Il a rappelé que des contacts ont toujours été noués avec les autorités pour essayer de recentrer les questions de développement agricole autour de la Loi d’Orientation Agricole, mais sans y parvenir. Une véritable frustration quant on sait que le volet financier de la LOA qui est le fonds national d’appui à l’Agriculture est abondé annuellement à hauteur de 5 milliards, mais utilisé pour d’autres fins. La révision des textes régissant la gestion de ce fonds ainsi que la rationalisation des budgets des projets de développement agricole avec une transparence dans la gestion s’avèrent indispensable. Cela pourra même se faire à travers une éducation financière de bailleurs de fonds afin de les amener à financer le développement rural selon la cohérence de la LOA.  A cela, s’ajoute le problème foncier avec la reforme domaniale et foncière engagé par le ministère des Domaines qui est sur le point de détruire les acquis de la loi sur le foncier Agricole.  Par rapport à l’emploi des jeunes, qui est une épine dorsale, il a signalé que la CNOP est engagée depuis quelques années dans un vaste chantier d’installation des jeunes et qui mérite d’être accompagné par le département. Le projet de réforme du secteur semencier doit être accéléré et préserver la biodiversité en mettant en avant l’agroécologie paysanne. Pour le président, le secteur agricole regorge une mine d’emploi qui peut aider à régler 3 grands problèmes :

  • La souveraineté alimentaire du pays qui doit être accompagnée par des politiques cohérentes pour sa mise en œuvre ;
  • L’emploi des jeunes en mettant en place des systèmes de financement de petits projets pour les jeunes ;
  • La régulation de la balance de paiement avec les exportations des produits agricoles devant renforcer l’économie nationale.

Complétant le président, le secrétaire général de la FENALAIT, a axé son intervention sur la nécessité de valoriser le lait local avec un appui dans le cadre l’équipement de l’usine de transformation du lait.

Quant aux éleveurs, M. Koné de la FEBEVIM a mis l’accent sur la problématique du vol de bétails, la cherté de l'aliment bétails, la diminution des espaces pastoraux à cause de l’urbanisation engendrant la malnutrition des animaux, sachant que le Mali est le premier pays d’élevage dans l'espace UEMOA et le deuxième de la CEDEAO. Il faut nécessairement accompagner les éleveurs par criminaliser le vol de bétails et la construction d’abattoirs modernes pour exporter de la viande et non le bétail sur pied et profiter des sous-produits pour renforcer l’économie du pays.

Après une écoute attentive des doléances de la délégation, le ministre a proposé de ne pas trop se disperser étant donné la courte durée de la transition, mais plutôt se focaliser sur 3 créneaux qui seront identifiés sur la base de ces échanges avec ses collègues. Enfin, il s’est proposé de :

  • Clarifier la gouvernance du développement agricole ;
  • Dépoussiérer la LOA et la rendre irréversible dans son application ;
  • Clarifier la gouvernance du Fonds National d’Appui à l’Agriculture avec ses collègues avant d’instruire au Secrétaire général de réfléchir pour la mise en place d’un mécanisme pour faire réunir le comité de pilotage du Fonds National d’Appui à l’Agriculture.

C’est avec une lueur d’espoir que les deux parties se sont quittées avec une perspective de se retrouver très vite pour avancer sur des propositions concrètes.

Téléchargez ici la déclaration des mouvements paysans pour la reforme du secteur agro Sylvo Pastoral